L’habitat à Gadancourt

Le petit village de Gadancourt a une position dominante exceptionnelle qui ne correspond pas à une origine de groupement villageois, mais plutôt à l’implantation d’une abbaye dans un site isolé et à défricher.
L’habitat venu plus tardivement ne s’est jamais développé, le site propre du village limitant son extension. Peu protégé des vents, le village a gardé un environnement végétal très dense.

A Gadancourt, l’habitat n’est pas rigoureusement en continu comme la plupart des villages du Vexin français. Cependant, la continuité construite, formée par de magnifique murs de pierre, assure l’unité d’ensemble, et l’on peut, pour cette raison, dire que l’organisation urbaine du village est de type groupé.

C’est l’îlot central, délimité par les rues des Faubourgs, rue des Bruyères et rue Octave de Boury, qui est le plus fermé.
Des murs en pierre de 0,5 m à 2 m de haut laissent difficilement entrevoir les espaces libres intérieurs tels que cours, jardins et espaces non aménagés.

Les habitations sont relativement petites, l’ensemble étant dominé par le château et ses vastes dépendances, ainsi que par une grande ferme d’exploitation.
La mail gazonné et planté de tilleuls qui entoure l’église, le prolongement de la rue principale par une vaste allée de tilleuls, la perception des bois derrière les masses construites font exceptionnellement de ce village un ensemble mi-minéral, mi-végétal, le végétal (arbre et sol gazonné) ayant tendance a dominé le minéral.

Aujourd’hui, très peu d’élément nouveaux sont venus modifier le cadre construit traditionnel.
Il s’agit de quelques maisons neuves de type traditionnel et se voulant de caractère “Vexin” (volume simple, façade plus haute que la toiture, baies rectangulaires, pas de colombages, pentes de toitures comprises entre 40 et 45°, etc.). Celles-ci sont trop souvent “décoratives”, chaque propriété se distinguant de la voisine par la personnalisation de cet élément d’architecture.